La Ronde de Max Ophüls02:43

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Publié le 5 décembre 2016

Il y a de ça quelques années, Gilles Stella, Jeremy Morvan, Mathias Coussine-Desanti et moi même organisions ce qu’on appelait des Cinécouvertes.

Le principe était simple, chacun d’entre nous venait avec un dvd, et devait faire découvrir un film aux autres (la règle étant, évidemment, qu’aucun des trois autres ne connaisse le film en question). Suite à quoi on devait voter pour élire la meilleure Cinécouverte.

Il nous était interdit de nous renseigner sur le film qu’on allait découvrir, les seules infos qu’on en avait venaient d’une succincte présentation par celui qui nous le montrait.

C’était trop cool. Trop cool de découvrir des films, trop cool d’en faire découvrir.

Donc le but ici c’est de vous conseiller un film (en espérant qu’un maximum d’entre vous ne l’ai jamais vu).

Et j’ai décidé de commencer par un film que j’ai découvert à l’occasion d’une Cinécouverte, et qui nous a été présenté par Mathias, je ne sais plus si il a gagné ce soir là, mais je me souviens avoir voté pour lui. Parce que c’est quand même la classe comme film.

La Ronde de Max Ophüls

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Donc La Ronde est un film français sorti en 1950 et réalisé par Max Ophüls.

C'est lui.

Max Ophüls. Il a la classe.

 Cinéaste d’origine allemande qui s’est réfugié en France en 1933.

Ophüls devient citoyen français en 1938, mais il est contraint de s’exiler aux Etats-Unis en 1940.

Il revient en France en 1950 et y réalisera ses quatre derniers films (qui sont tous des merveilles), avant de mourir en 1957 d’une maladie cardiaque.

La Ronde est le premier de ces quatre films. Et mon préféré avec Lola Montès (1955, son dernier).

Il s’agit de l’adaptation d’une pièce d’Arthur Schnitzler, qui date de 1897.

 

 

Le principe du film est absolument génial.

Un narrateur nous raconte des histoires d’amour. Ok… jusque là c’est pas spécialement original. Là où ça devient fou c’est que le film est en fait un film choral qui passe de personnage en personnage par le biais de leurs amourettes.

On suit un personnage A qui vit une courte histoire d’amour avec le personnage B, qui va ensuite vivre une histoire d’amour avec le personnage C, qui va ensuite vivre une histoire d’amour avec le personnage D, etc…

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Ce concept, ajouté à la virtuosité de la mise en scène précise et chorégraphiée d’Ophüls (certains plans sont somptueux et le film s’ouvre sur un plan séquence d’une virtuosité spectaculaire), lui permet de dresser une série de portraits touchants.  J’y vois une pensée assez subtile où l’amour et le cinéma transcendent les classes sociales d’une fort jolie manière, mais le propos qu’on pourrait penser joyeux et presque naïf est fortement nuancé par un pessimisme profond, et même un certain désespoir face à l’éphémérité du désir, de la passion, de l’amour, de l’image.

Et en plus le casting est surpuissant.

L’idée étant que vous découvriez le film, je ne vous en dit pas plus. Mais foncez, ça déboite.

Le film en DVD.

Un coffret qui contient les quatres derniers films français de Max Ophüls.

La page IMDB.

    1. Sismograf 5 décembre 2016
    2. Elysion 5 décembre 2016
    3. Ph0eNi-X 5 décembre 2016
    4. n01w3 5 décembre 2016
    5. Kerrad 6 décembre 2016
    6. Rolmops 6 décembre 2016
    7. pauldarbot 6 décembre 2016
    8. Shadem 18 décembre 2016

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